L’oignon

oignonrouge

Description

L’oignon est une espèce herbacée, vivace par son bulbe unique, cultivée comme une annuelle ou bisannuelle (floraison la deuxième année). C’est une plante haute de 60 à 100 cm, dont les feuilles de couleur verte sont cylindriques, creuses (ce qui distingue cette espèce du poireau et de l’ail, autres espèces cultivées appartenant aussi au genre Allium). La tige florale dressée est également creuse. Elle présente un renflement vers sa base.

Le bulbe est relativement gros, de forme sphérique, parfois plus ou moins aplati.

Les fleurs petites (de 4 à 5 mm de large), de couleur blanche ou verte, sont regroupées en une ombelle sphérique, en position terminale sur la tige. Les fleurs ont une symétrie trimère, à trois sépales, trois pétales et six étamines. L’ovaire unique est divisé en trois loges. Le fruit est une capsule s’ouvrant par trois valves, libérant chacune généralement deux graines.

Chez certaines variétés, il arrive que des bulbilles se développent à la place des fleurs.

Cette plante possède une bulbe qui lui permet de se reproduire.

Variétés

Les nombreuses variétés d’oignons sont généralement classées, du moins en France, selon la couleur du bulbe :

  • oignons blancs :
    • blanc de Paris,
    • blanc très hâtif de la Reine,
    • oignon cébette.
  • oignons jaunes :
    • oignons doux des Cévennes,
    • oignons doux de Trébons (Hautes-Pyrénées ou 65),
    • jaune paille des vertus (autrefois, spécialité horticole de la plaine des Vertus à Aubervilliers),
    • jaune doré de Mulhouse.

Des oignons rosés de Roscoff

  • oignons rouges :
    • rouge de Brunswick,
    • rouge gros plat d’Italie.

En France, l’oignon doux des Cévennes a obtenu le label AOC en 2003[1]. Pour l’oignon rosé de Roscoff, la certification a été obtenue le 8 juillet 2009[2].

Histoire

L’oignon est connu dès l’Antiquité. Il provient sans doute d’une espèce sauvage d’Asie occidentale. L’oignon était apprécié des Égyptiens, des Grecs, des Gaulois et des Romains et n’a jamais cessé d’être utilisé[3].

Culture

Maladies et ravageurs

Utilisations

Oignons cuisinés à l’huile dans une poêle.

L’oignon est à la fois un légume et un condiment. Il peut se consommer cru ou cuit, ou également confit au vinaigre. Ses feuilles (jeunes), aromatiques, sont parfois utilisées.

Larmoiement

Couper des oignons (ou bulbes ou feuilles de plantes proches de la même famille) provoque un larmoiement important, à cause de molécules volatiles, très irritantes pour les yeux. L’oignon contient un précurseur, le 1-propényl-L-cystéine-sulfoxyde, qui est stocké dans le cytoplasme des cellules d’oignon. Lorsqu’on coupe le bulbe, les parois cellulaires sont cassées et le précurseur rencontre une enzyme : l’alliinase, contenue dans la vacuole de la cellule. Cette enzyme va catalyser l’hydrolyse du précurseur et il se forme plusieurs produits, dont la molécule d’acide 1-propénylsulphénique. Celle-ci se condense spontanément pour former du thiosulfinate, molécule responsable du goût et de l’odeur de l’oignon.

Mais l’oignon contient une autre enzyme, que l’on appelle Lacrymal Factor synthase, qui va transformer l’acide 1-propénylsulphénique en molécule de propanethial-S-oxyde, molécule volatile responsable de l’irritation de l’œil.

Diverses astuces plus ou moins efficaces sont proposées pour empêcher le larmoiement. Celle qui veut que l’on tienne entre les dents une allumette éteinte à moitié brûlée part du principe que le charbon de bois absorbe les gaz. Dans ce cas, il en faudrait peut-être plus d’une pour que la technique soit efficace… D’autres astuces, comme mâcher un chewing-gum, utiliser un cure-dents ou un couteau coupant pour se les mettre entre les dents, retenir sa respiration, si l’on y croit, peuvent diminuer les larmes ou amuser un visiteur inattendu.

Le meilleur moyen toutefois (ou au moins le plus discret) pour ne pas subir ce désagrément consiste à porter soit des verres de contact soit des lunettes de ski ou de plongée, qui isolent les yeux des gaz irritants. Il est également possible de couper l’oignon sous une hotte à flux laminaire ou plus simplement sous un filet d’eau froide ou en l’immergeant dans l’eau.

La saveur de l’oignon résulte essentiellement de l’alliinase qu’il contient, alors que l’effet lacrymogène est dû à l’enzyme LFsynthase. Cela signifie qu’une variété ne faisant pas pleurer peut conserver son goût. La réaction produisant l’agent lacrymogène étant optimale à température ambiante, on peut refroidir ou réchauffer l’oignon pour diminuer, voire éviter, le larmoiement.

Cuisine

Plus l’oignon est haché finement, plus il cuit rapidement, mais il change alors de saveur et de valeur nutritive. Un oignon coupé perd une partie de son jus et de son arôme, c’est pourquoi il est recommandé de ne pas le préparer longtemps à l’avance et ne pas le laisser sur une planche à découper en bois. Il aura plus de goût et de valeur nutritive brièvement revenu dans l’huile ou dans un autre corps gras, en le laissant croustillant, sans le faire brunir.

Astuce : pour ôter l’odeur de l’oignon des mains, on peut les frotter avec du jus de citron. Par votre haleine, on peut savoir si vous avez mangé de l’oignon. Rafraîchissez-la en mâchant quelques brins de persil ou de menthe.

Conservation

L’oignon doit se conserver pour une longue durée dans un endroit sec à l’abri de la lumière.On peut conserver les récoltes d’oignons dans un entrepôt climatisé et surtout avec un taux d’hygrométrie stable et égale à 75 pour cent d’humidité. Sinon, dans le réfrigérateur, pas plus d’une semaine.

Valeurs nutritives et médicinales

Oignon cru
Valeur nutritionnelle moyenne
pour 100 g
Apport énergétique
Calories 34 kcal
Principaux composants
Eau 89 g
Glucides 7,1 g
Protides 1,3 g
Lipides 0,2 g
Fibres alimentaires 2,1 g
Minéraux & Oligo-éléments
Bore 0,17 mg
Calcium 25 mg
Chlore 25 mg
Chrome 0,001 mg
Cobalt 0,013 mg
Cuivre 0,05 mg
Fer 0,3 mg
Fluor 0,04 mg
Iode 0,002 mg
Magnésium 10 mg
Manganèse 0,15 mg
Nickel 0,002 mg
Phosphore 33 mg
Potassium 170 mg
Sélénium 0,003 mg
Sodium 6 mg
Soufre 50 mg
Zinc 0,2 mg
Vitamines
Provitamine A 0,01 mg
Vitamine B1 0,06 mg
Vitamine B2 0,02 mg
Vitamine B3 (ou PP) 0,3 mg
Vitamine B5 0,11 mg
Vitamine B6 0,14 mg
Vitamine B9 0,02 mg
Vitamine C 7 mg
Vitamine E 0,14 mg

Source : Aprifel

Tout comme l’ail (étant de la même famille), l’oignon dissout l’acide urique (responsable de la maladie de la goutte touchant les reins, les articulations…) et lutte contre les infections grâce à ses sels de soude et sa potasse tout en alcalinisant le sang. En homéopathie, l’oignon (allium cepa) est utilisé pour le traitement des inflammations des yeux et des voies respiratoires supérieures.

L’oignon — surtout le rouge — aide à prévenir l’ostéoporose, grâce à sa forte teneur en quercétine, antioxydant de la famille des polyphénols, dont l’activité est supérieure à celle des isoflavones.

Ses autres vertus principales sont :

  • la suppression de l’hydropisie, qui est une accumulation anormale de sérosité dans le corps, généralement dans l’abdomen.
  • la limitation des infiltrations de liquide séreux dans les organes, ce qui risque de provoquer des œdèmes.
  • l’efficacité démontrée sur le système urinaire et sur la prostate : meilleur transit, limitation des infections.

De plus il contient :

Source : Wikipedia

L’oignon, un aliment médicament par excellence!

La réputation des bienfaits de l’oignon se perd dans la nuit des temps. Dans l’ancienne Mésopotamie il avait la réputation de tout guérir et les études les plus récentes confirment de plus en plus la vaste diversité des pouvoirs curatifs et préventifs de l’oignon.

L’aliment des centenaires

Dans de nombreuses régions où abondent les centenaires l’oignon occupe une place de choix dans le menu quotidien. C’est particulièrement le cas dans les régions d’Europe Centrale.

Il y a 30 ans le naturopathe Eric Nigelle disait de l’oignon qu’il s’agit d’un aliment énergétique et de soutien, et d’un aliment protecteur. Et que sa teneur en calcium-phosphore est intéressante pour les os.
Que la conjugaison des propriétés de l’oignon en fait un stimulant de l’appareil digestif, notamment du foie et du pancréas, un régulateur de l’intestin, un protecteur de la perméabilité rénale. L’oignon est en effet un diurétique puissant. C’est un fortifiant général et un agent particulièrement indiqué pour la défense du terrain, un antibiotique naturel.
Selon les recommandations d’Éric Nigelle, l’oignon doit donc être perçu comme un excellent aliment pour élever nos défenses naturelles.

Des propriétés contre le cancer

Plus récemment, de nombreuses études confirment les pouvoirs extraordinaires de cette plante potagère. Aujourd’hui on reconnaît à l’oignon de très fortes propriétés antioxydantes. Il est très riche en une grande variété d’agents protecteurs du cancer. Il est particulièrement riche en quercétine, un antioxydant protecteur très efficace dans la prévention des cancers du tube digestif.
Une étude effectuée aux Pays-Bas a permis de démontrer que plus les participants consommaient de l’oignon à chaque jour, plus faible était le risque qu’ils développent un cancer de l’estomac. Les scientifiques pensent que la protection de l’oignon est due à ses propriétés qui empêchent la prolifération des cellules cancéreuses mais également parce qu’il anéantit les bactéries nuisibles qui peuvent déclencher un cancer de l’estomac.

Un protecteur contre les allergies et un anti-inflammatoire naturel

L’oignon serait également très bénéfique au niveau des voies respiratoires. Il contient des substances sulphurées qui inhibent la réaction allergique inflammatoire comme dans les cas de l’asthme.
Les propriétés anti-inflammatoires de l’oignon peuvent être vérifiées lorsque l’on subit une piqûre d’insecte. La simple action de frotter une rondelle d’oignon crue soulagera et pourra même faire disparaître l’inflammation.

Bon pour le système cardiovasculaire

L’oignon posséderait encore d’autres propriétés, particulièrement bénéfiques au niveau cardio-vasculaire. Il abaisserait le taux de cholestérol et augmenterait le niveau de « bon cholestérol » HDL.

L’ami du diabétique

L’oignon posséderait des propriétés dont l’effet est comparable à celui de l’insuline. Ce serait la glucokinine qui donnerait à l’oignon ses propriétés hypoglycémiantes. La glucokinine, qui a la propriété de stimuler les îlots de Langerhans du pancréas. La glucokinine est une véritable hormone naturelle hypoglycémiante dont l’action n’est pas aussi rapide que celle de l’insuline médicamenteuse, mais elle est beaucoup plus durable et sans toxicité.

Malgré ces formidables propriétés bénéfiques, il semblerait cependant que l’oignon ne convienne pas à tout le monde. Les personnes dites de type « sanguin » qui correspondent à un tempérament « pita » de la médecine ayurvédique, ne devraient pas consommer d’oignon.

Le meilleur moyen de savoir si l’oignon est bon pour vous est de consulter un professionnel des soins. Source : www.masantenaturelle.com

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.

Propulsé par WordPress | Deadline Theme : An AWESEM design